Poulette au pays des yeux bridés...
Le vrai bonheur ne coûte pas cher, mais combien cher nous payons ses contrefaçons.
On ne s'attire pas ce qu'on mérite, mais bien ce qui nous ressemble.
L'optimiste rit pour oublier, le pessimiste oublie de rire.
Sans l'action, les plans ne sont que des rêves
Entre la Chine, Taïwan et la France...Nous deux, passionés par l'Asie, moi, prof de FLE et parlant le chinois à mes heures...Des photos pour le plaisir des yeux, le goût de l'aventure, un bout de sa vie ailleurs...

Voici la vue du balcon du salon, et la rue dans laquelle je prends mon bus.
"Qu'est ce que tu veux toi?"
Les rues chinoises sont de vrais trésors, on y trouve de nombreux petits restaurants, des tables jusque dans le passage mais ça nous est bien égal car c'est tellement délicieux et l'atmosphère ensorcelante que l'on se laisse prendre au jeu. Les étudiants, les vieux, les jeunes, en groupe, en couple, les pauvres, les riches: tout le monde s'y retrouve. La nourriture est délicieuse, mapo toufu, sauté de champignons, viande de porc bouillie à la tomate, poivron rouge...pour le moindre prix.
Ce qui est étonnant c'est de tomber sur ces ruelles, à la sortie d'une grande artère du centre ville, cachées là derrière, elles nous appelle...
Ruelle à 5 minutes de mon travail à Hong xing lu, vers le centre et Wang fu jin.
Brochette de viande, de légume et de tofu dans la sauce de piment (inutile de vous dire que ça vous arrache la gueule bien comme il faut, mais il y a une astuce: c'est l'huile à la surface qui est pimenté, si vous remuez bien au fond, dans l'eau bouillante, c'est mangeable!:)
Et lorsque l'on lève les yeux, on aperçoit les habitations de quelques Chinois, çà et là les vêtements étendus sur des fils improvisés, un autre temps...
Plus au centre, une rue qu'on appelle ChunxiLu, plus moderne, plus agitée, plus grandiose que les petites ruelles, mais tellement plus commune finalement. Le style des rues n'est plus le même, mais il y a toujours des choses intéressantes à découvrir.
Même dans ces grands centre commerciaux bondés de monde et bruyants, on peut trouver des curiosités chinoises à souhait...
Bonjour à tous, je sais, je sais, cela fait bien une semaine que j’essaye contre vents et marées de mettre un article en ligne avec photos, mais hélas over-blog a bien décidé de me mener la vie dure, après plus de 3 heures de téléchargement de photo…RIEN, alors bon, je ne m’énerve pas, je reste zen…
Je reprends donc depuis le début :
Le weekend dernier, j’ai bossé 3 soirs de suites au Café Paname, ce qui fut une expérience intéressante quoi que fatigante. Mais je dois dire, que les patrons Chloé et David sont très sympa, cools, et que la petite chinoise Claudette avec qui je bosse est adorable. Pendant qu’à la cuisine, j’apprenais à faire une quiche, un fondant au chocolat et une tarte tatin avec Clauclau, au bar, David m’initiait au cocktail Margarita ! Je n’ai donc pas perdu mon temps, car même si je ne suis définitivement pas un oiseau de nuit, toute expérience est bonne à prendre du moment qu’on y apprend des choses sur soi.
David, le boss, qui ressemble incroyablement à Bruce Willis, reste Zen dans toutes les situations. Même quand je le plante lâchement durant plus de 30 minutes au moment le plus chaud de la soirée, car un espagnol bisexuel me fait boire du vin du Chili à l’étage…Mais je ne travaille pas là ?? C’est dingue, on oublie vite dans l’euphorie du moment.
Après ces trois nuits de boulot très animées, je suis bien contente de retrouver mes étudiants dans l’atmosphère calme du matin la semaine suivante.
Lundi après midi, je trouve mes collègues de l’AF que j’adore, pour la correction des évaluations du weekend. Un peu de thé, des tonnes de copies et une bonne rigolade quand nous faisons l’enregistrement pour l’examen de compréhension orale…Sébastien a du mal à ne pas rire en lisant: « Bonjour, vous êtes bien sur radio FM avec Stéphane ! Aujourd’hui nous allons écouter nos auditeurs dans l’émission Je cherche un amis …
Chez Marie, avec Nicole et Sébastien
Je profite des mes quelques jours de liberté pour retrouver des amis chinois, anciens élèves d’Hervé à Shifan Daxué, Noëlle, Evelyne et Antoine.
Noëlle, Evelyne et Moi dans Shifan daxué.
Petit repas au restaurant japonais avec mes étudiants et Gaël, professeur, qui part le lendemain pour la France me laissant tous ces cours.
Après les vacances, j’aurai donc 20 heures de cours la première semaine à assurer dont 5 heures le weekend à Dianzi Keda. Mais Chantal me réserve encore pas mal de surprise, en effet, elle me donne l’occasion de m’occuper une classe de débutant complet à partir de fin mai. Pour les novices, les débutants complets doivent suivre une séance d’initiation d’une semaine avant d’attaquer les premier cours de "Reflets 1". C’est très difficile, car il faut souvent utiliser le chinois en classe, parler lentement, répéter beaucoup…un nouveau challenge pour moi ! Je suis terrifiée mais ravie de commencer un nouveau cours !
Fin de journée, je rentre en taxi, je mitraille la ville qui me dévoile son côté parfois urbain: avec ces grattes-ciel, ces routes immenses et sa circulation torride. Et parfois naturel et chaleureux comme ce cliché de ce papa ramenant sont fils de l’école sur son scooter. Une scène typique de la vie en Chine…
Me voilà, finalement, je clos l’article sur une photo de ma bouille ! Ca fera plaisir à mes parents chéris que j’embrasse fort.
Une poulette dans sa chambre qui se fait souvent attaquer par les moustiques
La famille australo-slovène m’a invité à manger dans un restaurant de leur quartier (qui se trouve en fait en face du café français). Le restaurant est particulier, c’est un genre de cuisine qu’on à l’habitude de voir au Japon ou en Corée, en effet, le cuisinier fait les plats sur la grande plaque de cuisson directement devant nos yeux ébahis…miam miam !!
D’abord, il commence par disposer les ingrédients sur la plaque à l'aide de ses petites spatules: Tofu, poulet, bœuf, œufs, champignons, laitue, aubergines, oignons, carottes, poivrons…
Ensuite, il découpe, il sauce, il mélange…
Et voilà, c’est prêt !
Poulet au curry et Boeuf très tendre en sauce
Selma, la petite Yeena et moi
Le bonheur, c’est tout simple, en tout cas aujourd’hui c’était mon cours qui s’est bien passé, et le marchand avec qui je me suis engueulée (pour rire) à cause du prix de 2 pêches…et voilà, j’étais la dans la rue avec mes deux pêches et je me suis dit : « Tiens, je suis heureuse ».
J’ai passé l’après midi et la soirée avec Tang Chuan mon ami chinois, et Misae, mon sushi saumon, ma petite Japonaise préférée…Tous les 3, nous sommes allés au marché acheter quelques ingrédients pour faire un bon repas.
Le marché en Chine c’est un sacré bordel ! D’un côté les légumes, de l’autres la viande…des étalages, du monde, de la convivialité !! Et puis, il y a des gens qui jouent au mah jong, au milieu, c’est sympa !
Tenez, j’ai dévoré du regard un étal de Tofu, j’aime ça moi le Tofu !!
Nous sommes invités chez Misae aujourd’hui. Misae, elle vit bien à Chengdu, elle parle très très bien chinois, elle bosse dans une boite de traduction japonais-chinois, elle a un appart dans une jolie résidence qui lui coûte 900 Kuai(90 euros) par moi pour environ 40 m2, elle vit seule, elle est indépendante.
Misae fait la cuisine, et moi je l’aide, je me régale avec elle dans la cuisine à parler chinois…j’apprends des nouveaux mots… « Couper en 4 », « oignons », « ail »…Et puis, elle me raconte des petits secrets !!
Mickael aussi fait la cuisine, il fait presque flamber la pièce d’ailleurs, grosse frayeur…ouf !!! Tang Chuan, ni zuazi ma ???
Voilà, le repas est prêt, et pour fêter ce moment, on ouvre la bouteille de saké !! Au menu: Maïs et poivrons, une salade à la japonaise, du canard et de la bouillie de riz avec du thé vert japonais.
Mmmmmmmh qu’il est bon ce saké… Kampai, Kampai (« santé » en japonais). C’est du Tamanohikari, de la marque Jyunmaiginjyo.
Tang chuan doit rentrer à l’université avant la fermeture des dortoirs à 23H. Misae et moi, on reste à discuter jusqu’à minuit, on parle de tout, on se régale, on rigole, on se sent bien toutes les deux dans ce pays qui n’est pas le nôtre, et c’est surprenant de voir que l’on se comprend si bien malgré la différence de culture et du fait que nous parlions dans une langue qui n’est pas la nôtre ! Moi, elle m’épate cette fille qui comprend mon chinois tout tordu ! Arigato gozaïmasu Misae san !
J’aime bien ce saké, du coup, elle me l’a donné…
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